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Régine

Qu’aurions-nous osé écrire sans Régine Deforges ?

Qu’aurions-nous pu publier sans Régine Deforges ?

Régine et Jean-Jacques Pauvert, les deux inventeurs de notre liberté.

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Avant que les médias ne la noient dans la guimauve de la bicyclette bleue, rappelons ce que Régine écrivit et publia…

« Le con d’Irène. Si petit et si grand! C’est ici que tu es à ton aise, homme enfin digne de ton nom, c’est ici que tu te retrouves à l’échelle de tes désirs. » Un extrait du texte de Louis Aragon publié par Régine Deforges le 22 mars 1968, saisi au bout de 24 heures, ce qui lui valut d’être condamnée pour « outrages aux bonnes mœurs ».

Aujourd’hui, la journaliste Laetitia Gayet en a lu un extrait à l’antenne de France Inter, résumant en quelques secondes ce que la liberté de dire et la liberté des femmes, doivent à Régine.

«  O fente, fente humide et douce, cher abîme vertigineux. C’est dans ce sillage humain que les navires enfin perdus, leur machinerie à jamais inutilisable, revenant à l’enfance des voyages, dressent à un mât de fortune la voilure du désespoir. »

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Et lorsque Régine écrivait, elle bouleversait également nos « bonnes mœurs ».

« Un frisson acide la galvanisa quand le premier inconnu la toucha. La main était puissante et résolue, elle lui fit tourner la tête. Elle entendit craquer le jersey de sa robe et vit son sein nu lourd et blanc. Une bouche plongeait dessus, tandis qu’un bâton vertical se pressait contre ses reins. Elle songea au viol avec un sang-froid imprévu… » Un extrait des Contes pervers publié en 1980.

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