Maisons closes : Osez… plagié, mais Osez…libéré…

image0[1]En ce moment précis plusieurs dizaines de sites reprennent sans vergogne un texte sur les maisons closes parisiennes les plus spectaculaires… Ce texte provient de l’un des ouvrages de la collection Osez, intitulé 1001 secrets érotiques. Autant que vous le lisiez sur notre blog que sur les site de ces paltoquets.

 

En France, les maisons closes ont été impitoyablement fermées en 1946. Le décor de la plupart d’entre elle fut détruit. Nous n’en conservons que quelques photos, des écrivains les ayant fréquentées les ont parfois décrites… Il faudra faire preuve de beaucoup d’imagination pour essayer d’en retrouver l’ambiance.

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1 – Le Chabanais

La maison, installée 12, rue du Chabanais, près du Palais-Royal, était célèbre pour l’invraisemblable décor exotique de ses chambres. Ainsi, à l’Exposition Internationale de 1900, un prix fut décerné à sa « Chambre japonaise ». On y rencontrait également la Chambre Hindoue, et la Directoire, la Médiévale et la Napoléon III, la Chambre Mauresque « qui appelle le viol » ou encore la chambre Louis XVI, décorée de médaillons imités de Boucher…

2- Le One two Two

Située au 122, rue de Provence, cette célèbre maison close attirait les amoureux des voyages avec une chambre transformée en intérieur de wagon-lit. Les banquettes de ce wagon étonnamment bien reconstitué sont recouvertes de dentelles blanches où trône « une superbe Vénus noire ».

 

3 – Aux Belles poules

Au n°32 rue Blondel. La décoration intérieure fut l’une des plus spectaculaires de Paris. Des mosaïques de faïence rouge rendent hommage à la beauté féminine… en l’associant parfois à celle des gallinacés. Au dessus des portes, de belles Odalisques, forcément alanguies, voisinent avec des compositions mythologiques mettant en scène des jeunes femmes dénudées au fessier rebondi. Une femme rousse, un bandeau dans les cheveux, un sein dénudé, dissimule son visage derrière un éventail…

4 – Le Sphynx

Situé au 31, avenue Edgar Quinet, cet établissement accueilli le gratin intellectuel et politique de l’entre deux guerre. La « décoration égyptienne » des lieux étaient renommée. La statue d’un pharaon, aux jambes largement écartées attendait la clientèle.

5 – Rue des Moulins

L’une des toiles mondialement connue du peintre Toulouse-Lautrec, Au Salon de la rue des Moulins visible au Musée Toulouse-Lautrec d’Albi, représente Mireille, une jolie pensionnaire rousse en déshabillé vaporeux. Elle attend la clientèle dans une pose alanguie. La toile permet d’apprécier le décor de colonnades et de miroirs.

6 – Le moulin Galant rue de Fourcy

L’écrivain Jean-Paul Clébert raconte, » il existait dans le quartier Saint-Paul, rue de Fourcy je crois, le plus étonnant des lieux publics, un bordel pour clochards. Ce foutoirs maintenant disparu, sinon de la mémoire des usagers, et dont on devine mais regrette l’atmosphère, était composé de deux pièces : le Sénat, ou le tarif était uniformément de dix francs et la Chambre des députés où il variait selon l’humeur et la qualité autour de quinze ».

7 – L’abbaye rue Saint-Sulpice

C’était un bordel destiné à une clientèle d’ecclésiastiques. Alphonse Boudard nous la décrit en détail. « Les chambres s’aménagèrent sur la base de ce qui allait se dérouler. La salle de tortures, avec une croix de Saint-André… le crucifix aurait été par trop sacrilège… diverses tenailles, crochets et chaînes, un gibet pour les amateurs de corde au cou puisqu’il paraît qu’à un certain moment la pendaison provoque une érection… Passons à la chambre de Satan… avant-goût de l’enfer. le patient y était reçu par des diablesses qui ne lui laissait aucun répit. On malmenait là aussi, mais en plus avec le sentiment de la damnation… Une des pièces s’appelait la sacristie… ça allait de soi. Un confessionnal était à part dans le recoin d’une chambre tapissée de rouge. Un endroit souvent demandé où les rôles s’inversaient parfois… Cela donnait lieu à des surprises… la nana était à poil ou en soutane selon le désir du client… »

8 – Le 29, rue du thermomètre

L’endroit, situé dans une rue détruite par le percement du boulevard Haussmann, était cher à Louis Aragon. Il raconte : « Le lit de milieu, large et bas, meuble presque entièrement la pièce (…) La porte s’ouvre, et vêtue seulement de ses bas, celle que j’ai choisie, s’avance, minaudière (…) elle rit parce qu’elle voit qu’elle me plaît. Vient petit que je te lave. Je n’ai que de l’eau froide, tu m’excuses ? C’est comme ça ici. Charme des doigts impurs purifiant mon sexe, elle a des seins petits et gais, et déjà sa bouche se fait familière. »

9 – Madame Denis rue du Papillon

L’écrivain Maurice Dekobra y a décrit une visite. Dans un sous-sol évoquant un harem de Beyrouth « onze femmes sans voiles, couchées pêle-mêle en des poses alanguies, attendent au bord d’un étang lumineux l’aurore aux doigts de rose ». « Les danses s’ébauchent. Les corps se meuvent… » Les jeunes filles chantent quelques couplets vaguement grecs. « Ca nous rajeunit de cinq mille cinq cents ans ! » souffle Mme Denise.

10 – Chez Christine, rue Navarin

On en voit encore la façade « médiévale », c’était une boite SM. « Rien n’y manque, pouvait-on lire dans le Guide des maisons d’amour et des musées secrets en 1935. Collier de fer, menottes, chevalet, chaînes et même gibet. Ici l’imagination peut rêver aux sombres tragédies de l’Inquisition. L’amateur, sans grand mal, se donne l’illusion d’être victime… ou bourreau. »

 

Voilà les gars, quitte à copier, copier le texte intégral ! Pour acheter le livre et le lire dans son intégralité, vus allez ici !

 

La nouvelle désolante du jour

Et puisqu’on parle de prostitution, il semblerait selon la Voix du Nords que la mairie de Tourcoing préfère que le sujet ne soit pas traité dans le cadre des activités culturelles de la ville. « Le week-end dernier, la ville a censuré une partie du travail de l’artiste Élodie Chrisment juste avant l’inauguration de l’exposition prévue dans le cadre des onzièmes rencontres de la photographie. Élodie Chrisment (…) a travaillé sur les constructions anarchiques qui poussent dans le bois de Boulogne à Paris, pour abriter des regards, dans une grande misère, les relations tarifées des prostituées. Trente images en tout. Seulement, voilà : ces images étaient installées dans le cloître et auraient choqué un papa venu avec son fils de 10 ans, qui aurait averti la mairie…» Un gentil papa qui manifeste sans doute le dimanche au nom de ses convictions familliales.

Ces photos les voici sur le site d’Elodie Chrisment.

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La nouvelle érotique du jour

Mais qu’elle est cette image que Libération décrit ainsi : « Soit une minute d’hommes et de femmes parfaitement nus et pour le moins collés les uns aux autres dans ce qu’il est convenu d’appeler… et bien, euh, une partouze quoi. Mais une partouze artistique, plutôt de l’ordre de la performance chorégraphique: rien de vulgaire, pas de pénétration dégoûtante ou ce genre de scène de Sodome, juste des corps, assez harmonieux, qui soupirent, soufflent, se frottent les uns aux autres, lèvent les yeux au ciel ou les ferment. »

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Mais tout simplement la bande annonce de l’exposition forcément amusante que le Musée d’Orsay va consacrer à sade.

 

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