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Osez… faire l’amour en Allemagne

Deux jeunes filles nues font du trapèze au dessus d’une piscine, l’une d’entre elle allongée frôle la surface de l’eau du pied, tandis que l’autre impulse le mouvement de la balançoire par de vigoureux coups de reins. Autour du bassin, d’autres gens sont nus, des filles portent de la lingerie, d’autres du cuir, les garçon sont parfois en caleçon ou vêtus de tenues élégantes.

Trois pistes de danse attirent la masse des clients, là encore certaines filles sont nues, une jeune japonaise en soutien-gorge, culotte et porte-jarretelle rouge, côtoie une quinquagénaire aux seins découverts sous un rideau de perle.

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Les deux serveuses de l’un des bars sont nues, et épilées. Des couples font l’amour sur de grands lits installés sous une mezzanine, à deux pas des danseurs et de la tribune des DJ. Une jeune femme masturbe son ami dans le couloir qui mène aux gigantesques toilettes mixtes, où des garçons se remaquillent à côté d’un couple de lesbiennes qui s’embrassent à pleine bouche en visitant leur petites culottes respectives.

Nous sommes un samedi soir au KitKat Club, Köpenicker Str. 76, à Berlin dans le quartier de Kreusberg. Hétéros, gays, lesbiennes, trans, travesties, libertins ou simple amateurs de grandes fêtes extravagantes, où tout est permis mais rien n’est obligatoire. On y croise aussi bien des jeunes gens que des sexagénaires, voire un ou deux handicapés en fauteuils, des amateurs d’orgies que des jeunes venues danser entre copines – et en soutifs, mais bon…

Mais pourquoi n’y a-t-il pas d’équivalents du Kit Kat à Paris et en France. Il y a sans doute plusieurs raisons.

En France les milieux libertins, gay et Fetish ne se mélangent pas. Les libertins et leurs boites échangistes ont du mal à évoluer en dehors de leur culture héritée des années 80. Par ailleurs ils professent une forme d’intégrisme qui exclu les simples amateurs de fêtes au profit des « acteurs ». Les gay restent entre gays, les lesbiennes aussi même si elles manquent de lieux pour cela. Quand à l’univers Fetish il s’enferme aussi dans ses codes ultra branchés. Trois univers fermés. Sans oublier que les boites sont également structurées pour des classes d’âges qu’on ne songe pas à laisser se rencontrer, la techno pour les jeunes, le thé dansant pour les vieux…

Il y a par ailleurs une culture de l’impudeur en Allemagne que n’a pas la France. On bronze nus dans les parcs entre amis ou en famille. Danser à poil n’est pas un problème.

Par ailleurs des entreprises de la dimension du KitKat ont bénéficié de la présence de nombreuses friches industrielles. Les prix de l’immobilier parisien ne permet pas l’ouverture de pareils endroits.

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Et il va sans dire que nous le regrettons amèrement.

Alors cap sur Berlin pour participer aux grandes fêtes délurées… Une jupe en cuir suffira.

 

Osez… en Allemagne

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La collection Osez… est partiellement traduite en allemand.

Le guide d’Ovidie consacré aux sex-toys ou les sages conseils de Servane Vergy sont en vente dans les rayons virtuels de tous les sites internet coquins en langue allemande.

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